Théière Satsuma

Assez rares de nos jours mais on en trouve encore en France.

Elles étaient offertes (en France) à l'occasion d'un mariage.

Dédiées plutôt pour l'Europe elles sont peu presentes au Japon...Thé vert oblige.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Croix auréoles...des symboles qui rappellent le christianisme present au Japon.

L’île de Kyushu est le berceau du christianisme dans l’archipel qui a vu le jésuite espagnol François-Xavier débarquer à Kagoshima (sud) en 1549, suivi par d’autres missionnaires.

Avec plus de 300.000 fidèles au début 17ème siècle, les Japonais représentaient la plus grande communauté chrétienne d’Asie de l’époque.

Mais le succès de la foi connut une fin brutale lorsque le shogunat des Tokugawa décida de fermer le Japon aux étrangers et d’éliminer le christianisme perçu comme une menace pour son pouvoir.

Les prêtres chassés, les chrétiens japonais furent forcés d’abjurer et de se convertir au bouddhisme. Des milliers refusèrent et finirent ébouillantés vivants, crucifiés ou saignés à mort pendus la tête en bas et les oreilles coupées.

Quelque 60.000 autres choisirent une troisième voie, celle de la clandestinité, ouvertement bouddhistes mais vénérant secrètement le Christ.

En l’absence de textes religieux, les bibles ayant été détruites, le contenu de la foi et la liturgie étaient transmis de bouche à oreille par les "oyaji".

Dans ces conditions, la religion évolua d’un christianisme orthodoxe à une forme populaire "métissée", incluant des traditions et des rites locaux.

Pour échapper à la surveillance des autorités, les chrétiens vénéraient des images saintes du Christ ou de la Vierge déguisés en Japonais, avec kimonos et chignons de l’époque. Lorsqu’un chrétien clandestin mourait, des petites croix de papier étaient jetées en cachette dans son cercueil.

Cela explique que des "kakure kirishitan" refusent encore, cent trente ans après la levée de l’interdiction de leur foi, de rejoindre l’église catholique.