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Superbe poupée qui date des années 1970.

Environs 50 centimètres elle a les yeux en verre et les mains les pieds et le visage

en porcelaine.

Elle est vétue d'un kimono Furisode typique des jeunes filles.

Kimono aux très longues manches et à traine.

Entièrement faite à la main c'est une pièce unique.

Derrière elle un écran de bambou ou "sudare".

Sudare qui datent des années 1960. Ils servent à séparer provisoirement des pièces.

Ce sont des écrans des qui sont toujours presents dans les maisons traditionnelles... ryokan旅館

A l'époque la noblesse communiquait avec les domestiques à travers les sudares.

C'est une poupée Sakura-ningyo.

Sakura-ningyô: Ces poupées ont une histoire relativement récente. Elles sont nées sou l’ère Taisho avant la seconde guerre mondiale. Les premiers modèles sont inspirés des poupées françaises aussi bien dans les habits dont les coupes suivent la mode française que dans la technique de fabrication. Ces premiers exemplaires se nomment « Furansu-ningyô » (poupées françaises). Le style de ces poupées a su évoluer et bientôt sont apparues des figurines vêtues de kimono et aux positions inspirées des danses japonaises. Ces dernières se nomment « Sakura-ningyô ».

Littéralement, « Sakura-ningyô » signifie « poupée-cerisier ». Ce nom ne vient pas des matériaux employés pour sa confection (le bois de cerisier n’est pas utilisé) mais de la couleur de la peau de cette poupée. La poupée est composée de roseaux recouverts de soie, les extrémités (mains, têtes...)sont en porcelaine. C’est cette soie et cette porcelaine qui donnent à la poupée sa douceur et sa couleur particulière. Certains modèles représentant une geisha tenant une glycine sont appelés « Fuji-ningyô » ou « Fuji-musume » (« Fuji-musume » fait aussi référence au titre d’une pièce de kabuki).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les poupées « ningyô» 人形 existent au Japon depuis fort longtemps. On trouve trace de ces petites figurines dès l’époque Jômon (10 000 à 300 av. J.-C.). Elles étaient alors nommées « hitogata ».

Elles eurent de multiples usages toutes plus ou moins empruntes de croyance. Loin d’être alors des jouets, certaines poupées avaient le pouvoir d’éloigner les insectes nuisibles, d’autres avaient le pouvoir de retirer le mal habitant un individu tandis que d’autres protégeaient son propriétaire (hitogata). C’est ce dernier usage qui popularisa la poupée au-travers l’ensemble de la population japonaise.

Avant l’ère Edo (avant 1603), il était de tradition, pour la « noblesse » japonaise, d’offrir au couple impérial et plus généralement à l’ensemble de la famille impériale des poupées. Les poupées ainsi offertes avaient un rôle prophylactique. Données plus particulièrement aux femmes qu’aux hommes, petit à petit l’habitude se pris au sein de la population donner à toutes les petites filles.